Une pépinière automatisée comporte quatre couches : des capteurs qui mesurent climat, substrat, eau et énergie ; un contrôleur local qui applique les consignes ; des actionneurs qui manœuvrent ouvrants, écrans, ventilateurs, brumisation, pompes et vannes ; et une plateforme pour consulter les données et recevoir les alertes. Le plus judicieux est de commencer par les alarmes et l’irrigation, puis d’ajouter le climat et la fertirrigation.
Les quatre couches d’une pépinière automatisée
| Couche | Ce qu’elle comprend | Conseil |
|---|---|---|
| Capteurs | Température et humidité intérieures, CO₂, rayonnement, station extérieure, humidité du substrat, CE et pH, niveau, débit et énergie | Placer les sondes climatiques à hauteur de culture, à l’abri du soleil direct et ventilées. |
| Contrôleur | Équipement local qui exécute les règles : automate, ordinateur climatique ou serveur domotique | Il doit fonctionner sans internet et disposer d’une alimentation de secours. |
| Actionneurs | Moteurs d’ouvrants et d’écrans, ventilateurs, refroidissement, chauffage, brumisation, pompes et vannes | Prévoir un commutateur manuel dans l’armoire pour chaque équipement. |
| Plateforme | Tableau de bord mobile ou ordinateur, historique, alarmes et accès à distance | Définir qui reçoit chaque alarme et par quel canal. |
Par où commencer
| Phase | Ce qui est automatisé | Pourquoi dans cet ordre |
|---|---|---|
| 1 | Alarmes de température, coupure de courant, niveau de cuve et panne de pompe | C’est ce qui évite de perdre une culture en une nuit, et c’est peu coûteux. |
| 2 | Irrigation par zones avec débitmètre | Fait gagner des heures de travail et de l’eau, et détecte les fuites. |
| 3 | Climat : ouvrants, ventilation, ombrage et chauffage | Exige d’intégrer les moteurs existants et de bien définir les consignes. |
| 4 | Brumisation et régulation du DPV | Affine l’humidité là où elle compte le plus : semis et boutures. |
| 5 | Fertirrigation avec CE et pH | Demande un entretien des sondes et des recettes fixées par l’agronome. |
Erreurs courantes
- Une seule sonde climatique pour toute la serre, placée au soleil ou près d’une porte.
- Des règles d’irrigation selon l’humidité sans limites : si la sonde tombe en panne, le système arrose sans arrêt.
- Faire dépendre le pilotage du cloud : une coupure d’internet ne doit pas laisser les ouvrants fermés en été.
- Ne pas prévoir les coupures de courant : position sûre des ouvrants et alerte immédiate.
- Automatiser sans consignes claires du conseiller de culture.